lundi 24 mai 2010
par
Rando de 2 jours et demi, en compagnie de Frédérique
Partis le vendredi soir de Grenoble, nous avons pris le train en direction de Gap pour descendre à Clelles. Les jours étant suffisamment long en cette saison, l’objectif était de dormir au pied du Mont-Aiguille. En remontant le canal de Clelles, nous arrivions non loin de la Richardière, en lisière de forêt, d’où le Mont-Aiguille se dévoilait comme une masse imposante et inaccessible dans les dernières lueurs du jour, 1100 mètres au dessus de nous ...
Au
petit matin, sous les premiers rayons de soleil, les feuilles du bouleau sous lequel je dormais se sont mises à trembler. C’est quand même bien agréable, comme réveil, même si c’est une bonne heure plus tôt que l’heure du boulot ...
Puis le Mont-Aiguille dévoile ses formes tandis que le soleil s’engaillardi et joue aux ombres chinoises avec les branches ...
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Après
avoir fait le plein d’eau à la fontaine de Richardière, on est surpris par le monde que l’on rencontre sur le chemin du Col de l’Aupet, malgré l’heure plus que matinale. En fait, ce sont des grimpeurs qui une fois au col, montent sur l’aiguille à l’est tandis que nous continuons vers l’ouest pour passer sur le haut plateau. Avant s’y arriver, je me retourne pour contempler cette montagne reconnaissable entre toutes dans cet encadrement qu’offre le Pas de la Selle ...

En arrivant au col, les langues de neige que nous traversons sont piétinées, non pas par des "vibram", mais par des sabots ... si bien que nous ne sommes pas surpris de voir un groupe d’une vingtaine de bouquetins à une cinquantaine de mètres lorsque nous contournions le petit sommet de Montaveilla . Pas peureux pour deux sous, les voilà qui continuent leur chemin, se rapprochant de nous avant de disparaitre dans le vallon suivant ...
En arrivant au Pas des Chattons deux possibilités s’offrent à nous : descendre sur les hauts plateaux pour continuer sur le GR91, ou continuer sur la crête. La montée sud du Grand Veymont est la plus raide, mais c’est cette voie que nous choisissons. La vue d’en haut est magnifique ..

S’étant un peu refroidis par le vent et les nuages qui nous happent par moment, on ne tarde pas à descendre. De plus, on était surveillé par un jeune bouquetin, si jeune que je l’ai tout d’abord confondu avec un chamois. Mais sa témérité et son poil l’ont trahi quand nous nous sommes approchés.
Au
fond s’étendent les balcons est, visibles pour la dernière fois avant de descendre finalement au cœur du Vercors. Après la descente par le Pas de la Ville et avoir rempli le camelback à la vaillante fontaine de la Chau, on arrive rapidement au refuge de la Jasse du Play. Le Gr91 est très bien tracé ... et je comprend vite pourquoi ... le refuge est déjà plein, et une demi douzaine de tentes sont déjà montées à proximités ... et nous ne sommes pas les derniers arrivés ...
Il
faut dire que le Vercors est très accessible, même avec des enfants. Après le repas (dont un demi camembert aux herbes grillé au four ...) et s’être réservé les deux toutes petites places qui restaient en bas, je m’éloigne un peu
pour profiter du coucher de soleil, un peu à l’écart, et jouer un petit air d’harmonica ...
Le lendemain, il est temps de rentrer. C’est déjà l’heure ... Cette partie en forêt vers le Nord et la civilisation que nous retrouvons à Corrençon nous fait traverser ici et là de vaste prairie d’alpage comme celle de Darbounouse.

Après 2 chauffeurs nous ayant pris en stop, le retour à Grenoble se fait rapidement. Un bien beau petit tour pour ce WE ...